dimanche 14 mai 2017

"Je suis victime de maltraitance....

Et je suis mon propre bourreau". 

Voilà une phrase que je me répète souvent. Je m'efforce d'agir en conséquence, mais bien souvent la pression du contrôle que je m'inflige est si forte, que je pratique bien malgré moi la flagellation de l'esprit de manière quasi-permanente. Et pourtant ! J'aspire à rêver. A ne plus me brutaliser ainsi. A faire la paix avec moi-même. A vivre.

Un peu par hasard, je suis tombée sur le livre de Fabrice Midal, dont je n'avais jamais entendu parler (il est philosophe et écrivain) : Foutez-vous la paix et commencez à vivre.
J'ai commencé à le lire, parce que rien qu'avec le titre, j'ai eu le sentiment d'être comprise. Entendue. Ecoutée. Pas (ou plus) seule avec mes questionnements existentiels. Je me suis dit que quand même, c'était tout à fait ça. Je ne recherche nulle part ailleurs des réponses qui je le sais depuis le temps que je vis avec moi-même, sont rangées là, précieusement, à l'intérieur. Je me sens comme une bibliothèque, le livre du dessus m'empêche souvent d'accéder à celui du dessous, et que dire du livre lu et aimé, si méthodiquement oublié tant il est criant de vérité ? Ou encore celui posé sur la pile, dont je reporte la lecture à demain, ce demain qui pourtant ne survient jamais ? Tant de livres... Autant de questionnements existentiels, donc.

J'ai lu. Relu. Je réfléchis. Je me remémore. Ce livre est une invitation à de la bienveillance envers soi, de multiples façons, sans qu'aucune d'elles ne soit une leçon. J'ai profondément aimé sa lecture, très certainement parce que je suis à un moment de ma vie où je ne supporte plus cette quête de la perfection qui est mienne, alors que j'aspire simplement à être la somme de mes qualités et de mes défauts, en toute simplicité.

Beaucoup de passages me bouleversent, me remuent, me font sourire. Ce passage, notamment : qui suis-je ? (cliquer sur l'image pour l'agrandir, à défaut d'avoir une loupe à portée de main !).



Et puis ces quelques vers de T. S. Eliot...

"Quel est ce moi intérieur, observateur silencieux,
Critique sévère et muet, qui nous épouvante ainsi
Et nous pousse à la futile agitation,
Puis, à la fin, nous juge encore plus sévèrement
Pour les erreurs où ses reproches nous ont jetés".

C'est une lecture qui fait du bien. Beaucoup de bien. Et qui me redonne un regain d'énergie. Je vais donc commencer par arrêter les régimes draconiens et acheter des fringues à ma taille. ME FOUTRE LA PAIX.


***

Pour en savoir plus, site de Fabrice Midal.

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