lundi 9 janvier 2017

Ta façon d'être au monde, Camille Anseaume.

Dimanche, j'ouvre un oeil. 6 heures 47. J'hésite. Me retourner, bien au chaud sous la couette et tenter de me rendormir ? Je me sens reposée. Je me lève, je vais dans le salon. La boule de poils me suit, elle réclame pêle-mêle un câlin, à manger et à boire. Je prépare le premier café de la journée, celui qui me plait le plus, par son odeur et sa saveur, sa promesse des instants à venir, quels qu'ils soient. J'hésite : regarder les informations ou lire ? Je ne sais plus à quand remonte ma dernière lecture. Début décembre ? Autant dire une éternité. Le café est dans la tasse et moi, déjà sur le canapé, calée contre ces fichus coussins qui ne tiennent pas en place, sous un plaid bien chaud. J'aime le silence feutré du matin. C'est décidé, depuis le temps que j'ai envie de lire un livre de Camille Anseaume, ce sera son dernier : "Ta façon d'être au monde". Dehors, il fait encore nuit. J'ai relevé le volet mais pas trop, j'aime voir l'obscurité sans être vue et soudain, le jour est levé. Je lis en apnée, comme j'aime : le plaisir des mots à en oublier de respirer (en vérité je respire quand même, mais sans y penser, c'est l'oubli, la quiétude, le reste du monde qui disparait...). Je suis happée. Conquise. Surprise. Emue. La narration oscille entre le je et le tu, au nom de l'amitié. C'est la vie de chacune qui est contée, qui se mêle, s'emmêle aussi, l'amitié, l'amour et puis la mort. Et puis de l'amitié et l'amour, qui survivent. Je n'ai pas vu les pages défiler, je suis restée stupéfaite d'être parvenue au mot de la fin et de revoir les mots défiler à nouveau, sous un autre jour. J'ai adoré. 

Alors bien sûr, je sais que je lirai "Un tout petit rien" du même auteure. Pas tout de suite, la magie de "Ta façon d'être au monde" est encore trop prégnante pour cela, mais c'est incontournable. 

***


Le 4ème de couverture : « C’est l’heure du départ, la fin de l’été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste transie, incapable de bouger. C’est l’angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n’ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu’on y voit la mer, il est temps de m’y arracher. Le séjour est passé sans moi. J’étais là, et je ne le savais pas. J’en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t’ai souvent décrit. Il m’a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l’ai plus fait. Ce jour-là, j’ai compris que l’été avait duré vingt-six ans. »  Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti... Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

+ 5,7 kilos !

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